Chapitrage

Page 1 :
- Chapitrage
- Chapitre 1 : Pétunia Dursley (partie 1)
- Chapitre 1 : Pétunia Dursley (partie 2)
- Bonus 1 : Nouveau sport
- Chapitre 2 : Dernier séjour au Terrier (partie 1)

Page 2 :
- Chapitre 2 : Dernier séjour au Terrier (partie 2)
- Chapitre 2 : Dernier séjour au Terrier (partie 3)
- Bonus 2 : Hot-Grind
- Chapitre 3 : La Cérémonie (partie 1)
- Chapitre 4 : Passage au ministère (partie 1)

Page 3 :
- Chapitre 4 : Passage au ministère (partie 2)
- Chapitre 5 : Une nouvelle année (partie 1) En cours de rédaction.
- **********
- **********
- **********


Chapitres suivants :

Chapitre 6 : Le temps ** ******
Chapitee 7 : ** *******

# Posté le jeudi 17 novembre 2005 13:55

Modifié le dimanche 11 juin 2006 14:48

Chapitre 1 : Pétunia Dursley partie1

.....D'un rapide mouvement du poignet, Harry Potter raya le nombre 37 inscrit sur le mur de sa chambre. Un an auparavant, il n'aurait jamais osé écrire quoi que ce soit autre part que sur une feuille à carreaux, du moins pendant les grandes vacances, quand il était au 4, Privet Drive. Son oncle et sa tante l'auraient sans doutes privés de nourriture pendant une semaine. Mais cette année tout était différent, il allait partir de cette horrible maison et n'y reviendrait plus. Harry avait préparé son habituelle grosse valise et attendait impatiemment l'arrivée de Mrs Weasley, prévue à midi le surlendemain. Une autre différence par rapport aux années précédentes était qu'il n'irait pas à Poudlard, l'école de sorcellerie. Il avait décidé de partir à la recherche des quatre horcruxes de Voldemort restants, des objets dans lesquels un sorcier peut enfermer des parties de son âme. Ensuite, Harry détruirait Voldemort. Il se sentait assez confiant, mais sa gorge se nouait tout de même chaque fois qu'il y pensait. Harry aurait tout donné pour n'être qu'un sorcier comme les autres. Heureusement, ses meilleurs amis Ron et Hermione avaient décidé de le suivre dans sa quête.
.....Harry s'ennuyait, il suivait le mouvement régulier de la trotteuse de sa montre, chaque seconde le rapprochant un peu plus du moment où il serait enfin libéré. Quand il la quitta enfin des yeux, ses pensées se tournèrent vers Ginny, la s½ur de Ron. Il s'était séparé d'elle à la fin de l'année précédente pour la protéger, pour que Voldemort ne s'attaque pas à elle pour l'atteindre lui, « l'Elu ». La prophétie l'avait désigné comme le seul capable de tuer le Seigneur des Ténèbres, et il comptait bien accomplir sa mission. Il sentit les larmes lui monter aux yeux et serra de toutes ses forces le faux horcruxe trouvé à la fin de sa sixième année à Poudlard. Sans qu'il ne s'en rende compte, l'image de Dumbledore se superposa à celle de Ginny. Albus Dumbledore, le directeur de Poudlard, assassiné par Rogue, un professeur de l'école mais aussi un mangemort au service de Voldemort.
.....De rage, Harry jeta le médaillon à travers sa chambre. Il avait toujours eu une profonde aversion envers Rogue, mais il n'avait pas pensé qu'elle puisse atteindre un tel niveau de haine. S'il le croisait, il le tuerait. Il réservait le même sort à Drago Malefoy, un élève de son âge qu'il avait toujours détesté et qui avait fait rentrer plusieurs mangemorts dans Poudlard un mois plus tôt.
.....Harry ferma les yeux et se calma. Quand il les rouvrit, il se leva et se dirigea vers la porte de sa chambre qu'il entrouvrit doucement. Il tendit l'oreille et, n'entendant aucun son, sortit sur le palier. Il s'avança prudemment jusqu'aux escaliers et jeta un ½il par-dessus la balustrade. Un long bruit se fit entendre. Il retint son souffle et attendit. Au bout de quelques secondes, il comprit que c'était Dudley, son porc de cousin, qui ronflait si bruyamment. Harry redirigea son attention vers le rez-de-chaussée. Tout avait l'air désert, son oncle et sa tante devaient être couchés aussi. Il regarda sa montre et son c½ur bondit dans sa poitrine ; elle indiquait vingt-trois heures vingt-deux. Dans un tout petit peu moins de quarante minutes, il allait avoir dix-sept ans. Mais personne dans cette maison ne les lui fêterait, peut-être même que personne ne s'en souviendrait. Il descendit les escaliers, en faisant attention de ne pas trébucher, puis, quand il atteignit la dernière marche, il sauta par-dessus et s'assit par terre.
.....Les secondes s'écoulaient en silence, le regard de Harry passait de sa montre à la pendule de l'entrée. Plus que vingt minutes. Jamais il ne s'était sentit si heureux et si effrayé en même temps. Plus que dix minutes. Et si quelque chose arrivait, une chose à laquelle il n'avait pas pensé. Et si un détraqueur entrait chez lui. Après tout, Dumbledore l'avait bien dit, la protection magique que la maison procurait à Harry disparaîtrait dès qu'il serait majeur chez les sorciers. Il se leva brusquement et se posta près de la fenêtre. Il scruta la rue, éclairée par quelques lampadaires. Il ne voyait pas très bien, une brume assez compacte était tombée pendant la nuit. Soudain, une des lumières s'éleva d'un lampadaire et fila vers le trottoir situé de l'autre côté de la rue. Harry avait déjà vu un phénomène similaire. Un peu avant sa cinquième année à Poudlard, il avait vu Alastor Maugrey, un des membres de l'Ordre du Phénix, se servir d'une sorte de briquet pour aspirer des lumières et ainsi ne pas être vu par les moldus. Mais Harry était certain que ce n'était pas Maugrey qui se trouvait dans la rue. Prit de panique, Harry se rua vers le palier du premier étage, sans prendre garde au bruit qu'il faisait, et couru jusqu'à la porte de sa chambre qu'il ouvrit à la volée. De sa main gauche il envoya son oreiller à travers la pièce et attrapa sa baguette magique, pendant que sa main droite cherchait le feutre noir avec lequel il barrait sur son mur les nombres correspondants aux heures restantes avant son départ. Ses mouvements étaient extrêmement coordonnés. Il raya d'un trait le nombre 36, puis lâcha le feutre sans prendre le temps de le re-capuchonner. Il se redirigeait déjà vers la porte quand il regarda l'heure affichée sur son réveil. Minuit moins trois. Il changea sa baguette de main et s'engouffra sur le palier.
.....Harry tomba nez à nez avec l'oncle Vernon. Le petit homme qui lui faisait face semblait sur le point d'exploser, son visage posé sur un cou presque inexistant était devenu si pourpre que l'on ne remarquait plus sa grosse moustache noire. Quand il vit Harry, baguette en main, il vira rapidement au blanc.
.....- Harry, tu ne vas quand même pas m'attaquer, gémit-il, je... je suis ton oncle.
.....- Pousse-toi, cria Harry avec fureur, réveille tante Pétunia et allez vous cacher dans la chambre de Dudley ! Et n'en sortez surtout pas avant que je vous l'aie autorisé !
.....Vernon Dursley n'était pas le genre d'homme à se laisser faire, mais voyant que Harry avait pointé sa baguette sur lui, il jugea préférable de lui obéir. Harry redescendit les escaliers et sauta les dernières marches. Il ouvrit la porte du placard sous l'escalier et se mit derrière, de façon à ce qu'elle se trouve entre lui et la porte d'entée. Il pouvait ainsi voir cette dernière en se baissant au niveau de la serrure. Sa baguette serrée dans la main, il attendait. Plusieurs séries de bips stridents retentirent. Harry reconnut le son particulier du réveil de sa tante. Il avait tout juste eu le temps de se demander pourquoi elle l'avait programmé pour qu'il sonne à minuit quand la poignée de la porte se baissa. Elle resta comme figée quelques secondes puis reprit sa position normale. Harry perçut une voix très peu audible murmurer quelque chose puis un déclic se fit entendre et la poignée se rabaissa. Cette fois, la porte s'ouvrit et une forme se dessina dans l'embrasure de la porte. Harry n'arrivait pas à définir ce que c'était, il faisait trop sombre dans la maison et il n'y avait plus aucune lumière dehors. Il plissa les yeux mais ne vit pas mieux.
.....Soudain, le hall fut baigné de lumière. A travers le trou de la serrure, il reconnut une des membres de l'Ordre du Phénix qui étaient venus le chercher l'an passé pour l'amener au 12, Square Grimmaurd. Le bout de sa baguette répandait une intense lueur. Harry jugea qu'il pouvait s'annoncer sans crainte.
.....- Je suis là, dit-il, derrière la porte.
.....Harry attendit que la femme ait baissé sa baguette avant de se mettre à découvert. Elle souriait.
.....- Tu te souviens de moi Harry ?
.....- Oui, bien sûr, mais euh... Je n'ai pas mémorisé votre nom...
.....- Oh, ce n'est rien. Je m'appelle Hestia Jones, l'Ordre ma demandé de veiller sur toi jusqu'à ce que Molly vienne te chercher. Maintenant que tu peux utiliser ta baguette, j'en profiterai pour t'apprendre quelques sorts.
.....- Merci beaucoup ! s'enthousiasma Harry.
.....- Au fait, que faisais-tu caché derrière cette porte ?
.....- Hein ? Euh, je... J'ai vu un lampadaire s'éteindre, j'ai pensé que quelqu'un attendait minuit pour m'attaquer... Dumbledore m'a dit l'année dernière que la maison ne me protègerai plus...
.....- C'est exact, mais d'après nos sources, l'armée de Tu-Sais-Qui est calme en ce moment.
.....Il y eut un long silence pendant lequel Harry et Hestia se dévisagèrent. Soudain, une porte grinça à l'étage et Hestia pointa sa baguette vers le palier. Elle regarda Harry, qui lui fit comprendre par un signe de tête qu'elle pouvait baisser sa baguette. La voix de Pétunia leur arriva aux oreilles.
.....- Harry ? appela-t-elle de sa voix perçante, Tout va bien ?
.....- Oui, oui, ça va, répondit-il du tac au tac, vous pouvez descendre, venez dans le salon.
.....Harry se dit que les Dursley avaient dû débattre car ils ne descendirent que cinq minutes plus tard. Quand ils rentrèrent dans le salon, Harry eut la surprise de sa vie : Dudley et l'oncle Vernon tenaient chacun un cadeau tandis que la tante Pétunia portait à bout de bras un gâteau à la fraise. Les trois Dursley arboraient un sourire banane, du moins jusqu'à ce qu'ils voient Hestia. Mais aucun d'eux ne s'arrêta avant d'avoir atteint le canapé où ils se laissèrent tomber lourdement. Harry n'en croyait pas ses yeux. Il ouvrit et ferma la bouche à plusieurs reprises sans qu'aucun son n'en sorte puis se contenta finalement de sourire. Ce fut Dudley qui parla le premier.
.....- Joyeux anniversaire, dit-il en tendant son cadeau à Harry.
.....Harry le prit délicatement, en murmurant une sorte de remerciement gêné. Aucun son ne vint troubler l'ouverture du cadeau. Après avoir déballé le paquet, Harry laissa échapper un cri de surprise.

# Posté le jeudi 17 novembre 2005 13:58

Modifié le lundi 28 novembre 2005 12:45

Chapitre 1 : Pétunia Dursley partie2

.....Une plume blanche trônait au milieu du beau papier cadeau rouge. Dans la maison, le temps semblait figé, personne ne bougeait. Harry avait les yeux rivés sur le premier vrai cadeau que les Dursley lui faisaient. Certes, une plume n'aurait jamais été un présent convenable pour un Moldu, ni d'ailleurs pour un sorcier, les plumes sont trop courantes dans le monde de la magie pour faire offices de cadeaux, mais pour Harry tout était différent. Il avait comprit dès qu'il avait vu la plume qu'elle avait appartenu à sa chouette, Hedwige, disparue deux semaines auparavant. Harry sentit des larmes couler le long de ses joues et les essuya d'un revers de manche. Des dizaines de questions se bousculaient dans sa tête mais il n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche, l'oncle Vernon lui tendait déjà le second cadeau. Celui-ci était beaucoup plus volumineux et son papier était doré.
.....- Qu'est-ce que c'est ? demanda Harry tout en l'ouvrant.
.....- Tu vas voir, un peu de patience.
.....La voix de l'oncle Vernon était beaucoup moins dure qu'à l'ordinaire, mais cela devait sans doute lui demander un effort surhumain car ses paupières étaient agitées de tics. Harry eut enfin raison des gros morceaux de ruban adhésif et tira d'un coup sec le papier. En voyant le cadeau, il eut envie d'éclater de rire mais se retint. Il prit à deux mains le balai qui avait servit à balayer la cuisine pendant quatre ans et le montra de plus près à Hestia. Un sourire se dessina sur le visage de la jeune femme, elle avait vraisemblablement comprit que les Dursley ne connaissaient rien à la magie.
.....- Il est vraiment magnifique, murmura-t-elle, j'ai toujours rêvé d'en avoir un aussi beau.
.....L'oncle Vernon se redressa et dit à l'attention de Harry :
.....- Evité de l'utiliser avant ton départ, je préfèrerai que les voisins ne te voient pas dessus.
.....- D'accord, répondit Harry, merci beaucoup, c'est mon plus merveilleux anniversaire.
.....Et il était sincère, il n'aurait jamais imaginé, même en rêve, recevoir un jour un cadeau des Dursley. Sa tante prit la parole, elle avait l'air gênée.
.....- Vernon, je croyais que tu voulais aider Dudlynouchet à monter sa voiture à essence...
.....L'interpellé ouvrit la bouche pour répliquer mais changea d'avis en voyant le signe de tête peu discret de sa femme.
.....- C'est exact, Dudley, on monte.
.....Ils se levèrent en même temps, saluèrent Hestia et sortirent rapidement du salon, laissant la tante Pétunia se ronger les ongles, seule sur son canapé. Après s'être raclée la gorge, elle dit d'une voix tremblante :
.....- Harry, il faut que je te parle.
.....- Euh... Hestia peut rester ?
.....La tante Pétunia dévisagea la sorcière puis fit un signe de tête presque imperceptible que Harry prit pour un « oui ».
.....- Tout d'abord Harry, je tenais à m'excuser pour tous ce que nous t'avons fait subir ton oncle et moi depuis que nous t'avons recueilli.
.....- Et Dudley dans tout ça ? Il est aussi fautif que vous !
.....Sa réponse avait été cinglante, Pétunia sursauta légèrement.
.....- Oui, Dudley aussi... Mais j'avais une bonne raison pour faire ce que j'ai fait...
.....Harry lui coupa une seconde fois la parole, il s'énervait.
.....- Tu croyais vraiment que j'accepterai tes excuses ? Et celles de ces deux...
.....Il se tut. La tante Pétunia s'était mise à pleurer, l'implorant du regard. Compatissante, Hestia alla s'asseoir à côté d'elle et lui dit de continuer. Un regard à Harry fit aussi comprendre à ce dernier qu'il devait arrêter de couper la parole à sa tante s'il tenait à la sienne. Pétunia essuya ses larmes, inspira une grosse bouffée d'air et reprit.
.....- Je... Voilà, quand ta mère et moi étions jeunes, elle devait avoir neuf ans environ, j'ai reçu une lettre de Poudlard.
.....- Toi ?
.....Les yeux de Harry étaient si exorbités qu'on aurait pu croire ceux de Dobby, l'ancien elfe de maison des Malefoy.
.....- Oui, reprit-elle comme si elle en avait honte, mais j'ai refusé de m'y inscrire, j'avais peur que tes grands-parents ne me prennent pour un monstre.
.....Elle marqua une courte pause et Harry en profita pour regarder l'heure. Il était presque minuit et demi, mais le jeune homme ne ressentait aucune fatigue, c'était la première fois qu'il avait une réelle discussion avec sa tante et il devinait par l'attitude de celle-ci qu'elle s'apprêtait à lui révéler d'importantes informations.
.....- Je ne l'avais dit à personne, ni mes parents, ni ma s½ur n'étaient au courant. Et deux ans plus tard, voilà que ta mère reçoit sa lettre et qu'elle accepte d'entrer dans cette école. Au terme de sa première année, nos parents étaient si fiers d'elle que j'ai regretté mon choix. Mais j'étais trop orgueilleuse pour l'admettre totalement. Un an plus tard, j'ai emprunté son hibou pour envoyer une lettre au directeur, lui demandant de m'intégrer dans son collège, mais il a refusé... C'est à ce moment là que j'ai détesté ma s½ur, la magie et les rêves...
.....Harry était bouche-bée, jamais il ne lui était venu à l'esprit que sa tante aurait pu être une sorcière, comme sa mère. Il voulait en savoir plus.
.....- Et ?
.....- J'ai quand même continué à correspondre avec le directeur, il savait que je ne m'entendais plus du tout avec ta mère et essayait de m'aider.
.....- Alors, pourquoi n'étiez vous pas d'accord pour que j'aille à Poudlard ?
.....La tante Pétunia ne répondit pas tout de suite, elle semblait réfléchir à la question, et à la meilleure façon d'y répondre. Harry regardait le salon. Cette salle ne lui avait jamais parue aussi calme. Il brisa le silence.
.....- Alors ?
.....- Excuse-moi, reprit Pétunia, je pensais à certaines choses... En fait, quand tes parents sont... morts, c'est le directeur de Poudlard qui t'a déposé devant chez nous. Vernon n'a pas mauvais fond, mais il a trouvé que cet homme avait nu extrême culot : il m'avait éloigné du monde de la magie mais nous y projetait littéralement en te confiant à nos soins. J'avais raconté à ton oncle tous mes problèmes, et il compatissait, il a détesté la magie avec moi. La lettre qui nous avait été destinée l'a mis dans une rage folle, et il a décrété qu'il voulait bien t'accueillir mais qu'il faudrait oublier toute idée de magie.
.....- Vous m'avez accepté de bon c½ur ? s'écria Harry, Je n'en ai pourtant pas l'impression...
.....- Nous t'avons aimé comme Dudley jusqu'à tes trois ans... C'est à cet âge que les choses ont commencées à se passer bizarrement. Dès que tu t'énervais ou que tu avais peur, tu faisais de la magie, sans même t'en apercevoir... Au début, ton oncle et moi ne nous sommes pas trop alertés, jusqu'à ce que tu mettes le feu à la chambre de Dudley parce qu'il t'avait prit un jouet. Nous avons envoyé une lettre au directeur pour qu'il te reprenne, mais il nous a forcé à te garder, nous menaçant des pires choses.
.....Harry en avait assez entendu, il avait comprit et sa curiosité l'avait abandonné.
.....- Je... Je vous excuse, toi, oncle Vernon, et Dudley...
.....Cette déclaration mit les deux femmes assises sur le canapé dans un état proche de l'hystérie. Elles pleuraient en se serrant dans leur bras. Harry était gêné d'être la cause de ces larmes et détourna le regard. Les femmes ne réussirent à se contrôler qu'une trentaine de minutes plus tard. Il était déjà une heure quinze du matin quand Hestia s'adressa à Harry, la voix encore tremblotante.
.....- Harry, il est tard, tu devrais aller te coucher, demain, je vais t'enseigner quelques sortilèges qui te permettront de te protéger si tu subis une attaque.
.....L'adolescent ne répondit rien, il se leva et embrassa sa tante sur la joue, ce qui replongea les deux femmes dans une crise de pleurs. Sans attendre, il se dirigea vers sa chambre. Il ne prit même pas la peine de se déshabiller, il ramassa juste son oreiller et s'étendit sur son lit, posa ses lunettes sur sa table de nuit et ferma les yeux.
.....Le lendemain, quand il se réveilla, Harry se demandait si toute cette histoire n'avait pas été un merveilleux rêve. Il tendit le bras vers ses lunettes, les mit et se tourna vers son mur. Quand il vit que le chiffre 36 était barré, il sauta de son lit et exécuta une petite danse qui aurait fait mourir de honte n'importe quelle personne censée. Il regarda son réveil et sursauta, ce dernier indiquait quatorze heures douze. Il ne souvenait pas avoir fait une telle grasse matinée chez son oncle et sa tante. Il attrapa son feutre, dont la mine était étrangement sèche, puis raya les nombres 35 à 22. Dans vingt-deux heures, Molly Weasley viendrait le chercher et il rejoindrait le Terrier. Il avait hâte de voir Ron et ses frères. Une petite voix dans sa tête lui fit remarquer qu'il avait encore plus envie de voir Ginny. Il tourna la tête, comme pour nier ce fait, et son regard se posa sur la cage vide d'Hedwige. Un picotement dans les yeux lui fit comprendre qu'il allait pleurer s'il ne tournait pas la tête. Il se demandait où sa chouette, une de ses plus fidèles amies, sa confidente, avait bien pu passer. Il ferma les yeux et attendit. Des voix s'élevèrent du rez-de-chaussée et il se rendit compte qu'Hestia était toujours là. Il changea de vêtements et descendit dans la cuisine, où une grande discussion battait son plein. La sorcière était assaillie de questions sur la magie et elle devait poser sa tasse de café toutes les dix secondes pour pouvoir répondre. Quand Harry entra, les Dursley lui firent un grand sourire. Il s'attablait quand Hestia fit apparaître un paquet sur la table, sous les coups d'½il intéressés de Dudley et Vernon. Dire qu'en une nuit, la magie était passé du sujet tabou au phénomène le plus remarquable.
.....- Encore joyeux anniversaire, lui lança-t-elle.
.....Harry arracha le papier bleu et en sortit un livre intitulé « Tout ce que doit savoir un futur Auror ». Il se leva d'un bond et embrassa Hestia sur la joue. Il regarda rapidement la table des matières et fila au chapitre « Les sortilèges à maîtriser ». Une longue liste se présenta à ses yeux et il fut déçu de ne pas connaître la moitié des sorts. En voyant sa tête, Hestia le rassura.
.....- Tu sais, la plupart ne demandent pas un très haut niveau, tu les apprendras assez simplement. Si tu veux manger, ne t'en prives pas, nous, nous avons terminé. Après, va faire ta valise et rejoins-moi dans le salon, je vais t'apprendre quelques-uns uns de ces sorts.
.....- Je n'ai pas faim du tout, je vais aller faire ma valise.
.....Sur ce, Harry sortit en trombe de la cuisine avec son livre à la main. Il alla chercher les deux cadeaux laissés la veille dans le salon puis monta faire ses bagages. Il jeta tout ce qui lui semblait utile dans sa valise, car même s'il ne retournait pas à Poudlard cette année, il lui fallait avoir à portée de main le matériel nécessaire à ses recherches. Il pensait habiter l'ancienne maison de son parrain et transplaner pour les déplacements longues distances. Quand il en arriva au tri des diverses lettres qu'il avait reçues depuis le début des vacances, il ne sut lesquelles jeter et finit par toutes les prendre. Il relut rapidement le faire-part du mariage de Fleur et Bill, la lettre contenant la date pour passer le permis de transplaner et quelques autres lettres de ses camarades. Il s'attarda particulièrement sur une étrange lettre de Dean Thomas, un élève de Gryffondor qui partageait le même dortoir que lui. Le garçon parlait d'un projet top-secret mené par son père. Harry sourit et la rangea dans sa valise avec les autres.
.....Après avoir remplit sa valise, il passa un coup de balai par terre, pour inaugurer son cadeau, et fut soudain prit de colère. A ses pieds se trouvait le faux Horcruxe de R.A.B., celui pour lequel Dumbledore était mort, car, Harry en était certain, l'ancien directeur serait encore vivant s'ils n'avaient pas tenté une expédition hors de Poudlard. Et cet objet, le jeune sorcier avait failli l'oublier. Il le glissa dans un de ses poches, refit un dernier tour de sa petite chambre e sortit sa baguette. Il la pointa vers la valise et jeta un sortilège de locomotion. De sa main libre, il prit la cage vide et descendit le tout dans le salon. Les rideaux étaient tirés et les Dursley étaient venus assister au spectacle.
.....- Te voilà enfin, soupira Hestia, j'ai cru que tu t'étais endormi.
.....- Non, non, je suis prêt.
.....- Alors c'est partit, j'ai pensé qu'on devrait commencer par un sortilège permettant de stupefixier un solide à l'endroit exact où il est.
.....- Je sait déjà stupefixier...
.....- C'est un peu différent, si tu stupefixe un homme sur un balai, il tombera, alors qu'en utilisant le sortilège que je vais t'enseigner, l'homme resterait en l'air. La formule est simple, mais le geste est délicat.
.....Elle sortit de sa poche une petite balle en mousse.
.....- Regarde bien.
.....Elle lança la balle en l'air et pointa sa baguette vers cette dernière.
.....-Spatio Paralysis ! cria-t-elle en dessinant en l'ai un cercle avec une croix verticale dedans.
.....La balle s'arrêta en plein vol. Les Dursley applaudirent de toutes leurs forces. Harry se demandait toujours s'ils étaient dans leur état normal. Il poussa quand même un cri d'admiration. Hestia redirigea le bout de sa baguette vers la petite sphère de mousse.
.....- Spatio Derylis !
.....L'objet retomba mollement par terre. Harry avait hâte de maîtriser ce sort. Il passa une bonne partie de la journée à lancer la balle en l'air et à la ramasser un ou deux mètres plus loin. La difficulté résidait dans le fait que le cercle devait être parfait. Les Dursley n'avaient pas fait de commentaires désobligeants et Harry les en remerciait intérieurement. Enfin, vers dix-huit heures, la balle se paralysa. Le garçon leva les bras sous les sifflements admiratifs d'Hestia, les applaudissements de Dudley, les petits cris perçants de la tante Pétunia et les yeux éberlués de l'oncle Vernon. Il réussit à libérer la balle du premier coup. Hestia lui dit de s'entraîner encore un peu. Ils passèrent à table à dix-neuf heures, car les gargouillements de l'estomac de Dudley s'entendaient à cinq mètres autour du jeune adolescent en surpoids. Après le dîner, Harry était tellement fatigué d'être resté quasiment immobile qu'il monta se coucher sans essayer d'apprendre d'autres sorts. Il s'endormit presque instantanément, en ayant juste eut le temps de barrer les nombres qui devaient l'être sur son mur.
.....Il se réveilla le lendemain aux alentours de dix heures, avec le souvenir d'un rêve étrange. Il avait rêvé que Kreattur, l'elfe de maison dont il avait hérité, avait rejoint Bellatrix Lestrange et lui avait révélé des informations sur l'Ordre du Phénix. Harry chassa ce mauvais rêve de sa tête, Kreattur travaillait aux cuisines de Poudlard et très peu de personnes le savaient. Il chaussa ses lunettes et descendit dans le salon.
.....Il entra tranquillement dans la salle et n'eut pas le réflexe d'inspirer. Mrs Weasley l'étouffa presque tant elle le serrait fort. Quand elle desserra enfin son étreinte, Harry suffoquait. Il inspira plusieurs fois puis dit bonjour aux Dursley qui regardaient la femme rousse assez bizarrement. Il salua aussi Hestia qui somnolait sur le canapé et s'adressa à l'arrivante.
.....- Je ne vous attendais que pour midi, il y a un problème ?
.....On sentait dans sa question un peu d'appréhension. Molly Weasley le rassura.
.....- Je ne suis pas sûre, mais Minerva à demander un rassemblement de l'Ordre, alors je suis venu te chercher maintenant. A moins que tu ne préfère que je vienne te chercher demain ? elle avait chuchoté la fin de sa phrase et fit un clin d'½il à Harry.
.....- Je suis prêt à partir, répondit-il, Hestia, merci pour le livre.
.....- Pas de quoi, grogna l'interpellée d'une voix pâteuse.
.....Harry se tourna alors vers les Dursley et les remercia chaleureusement pour ces dernières journées passées en leur compagnie. Sans qu'il n'ait le temps de comprendre ce qui lui arrivait, la tante Pétunia courut vers lui et le prit dans ses bras, de la même façon que Mrs Weasley l'avait fait une poignée de secondes auparavant. Pétunia s'écarta et Dudley s'avança, d'un pas mal assuré. Harry lui serra la main de bon c½ur. Il fit de même avec l'oncle Vernon puis se tourna vers la mère de Ginny.
.....- Au fait, comment êtes vous venue ? Pas en transplanant j'espère, je n'ai toujours pas mon permis...
.....- Regarde un peu autour de toi mon garçon, répondit-elle avec un sourire plein de malice.
.....Ce n'est qu'à ce moment que Harry remarqua ce dont elle parlait. Dans la fausse cheminée ronflait un feu bien réel. Le garçon tendit la main vers Mrs Weasley qui déposa au creux de sa paume un peu de poudre de cheminette.
.....- Tu n'es pas si bête que ça, lui dit elle, tu fera un bon Auror.
.....Et elle éclata de rire. Harry se sentit rougir, sourit rapidement et se marcha vivement vers la cheminée. Il jeta la poudre dans les flammes qui se colorèrent d'une teinte verte. Il entra dans l'âtre, fit un dernier signe de main aux Dursley et se concentra sur sa destination.
.....- Le Terrier !
.....Il voyait des dizaines de salons défiler sous ses yeux, il se sentit tourner sur lui-même et finalement, atterrit face contre terre sous les regards amusés de Ginny et Ron Weasley.

# Posté le jeudi 17 novembre 2005 13:59

Modifié le mardi 29 novembre 2005 16:29

Bonus 1 : Nouveau sport

Bonus 1 : Nouveau sport
Voici un petit aperçu du matériel utilisé pour le nouveau sport du monde des sorciers.
Vous remarquerez que je ne suis pas un Dieu en dessin et que le nom du sport à été flouté pour vous faire patienter encore un peu^^

J'espère que ça vous plaît quand même^^

# Posté le jeudi 17 novembre 2005 14:00

Modifié le dimanche 04 décembre 2005 15:07

Chapitre 2 : Dernier séjour au Terrier partie1

.....Harry secoua la tête pour se remettre de sa chute et de la suie tomba de ses cheveux. Ginny ne put s'empêcher de lâcher un petit rire, qui fit perdre à Harry tout contrôle de lui-même. Il essuya son visage en même temps que ce dernier devenait écarlate, puis, comme les rires de Ginny redoublaient, passa au cramoisie. Harry se releva et serra la main de Ron, puis après un moment d'hésitation embrassa Ginny sur la joue. Elle s'arrêta aussitôt de rire, et devint très rouge à son tour. Ron les regardait bizarrement, sans savoir quoi dire. Comme rien ne venait, Harry haussa les épaules. Aucun des trois jeunes ne parla jusqu'à l'arrivée de Mrs Weasley. Quand celle-ci sortit de la cheminée, elle posa la valise de Harry et la cage d'Hedwige par terre, en enleva la suie d'un coup de baguette magique et sourit.
.....- Bienvenue à la maison Harry. Tu as faim ?
.....- Non, pas vraiment, répondit le garçon, dont le teint était redevenu normal.
.....- Ron, aide-le à monter ses bagages. Harry, si tu veux quoi que ce soit, préviens-moi, d'accord mon chéri?
.....- Pas de problème, merci beaucoup.
.....Harry, Ron et Ginny montèrent jusqu'à la chambre de Ron, chacun des garçon faisant léviter un des bagages. Harry sentait son c½ur battre très fort dans sa poitrine, il avait envie de dire quelque chose d'intelligent à Ginny mais il ne put émettre aucun son.
.....- Au fait Harry, demanda Ron, quand passes-tu ton permis de transplaner ?
.....- Le 5 Août, j'ai vérifié ce matin.
.....- Super ! Moi aussi !
.....- Vous avez de la chance... murmura Ginny. Moi je dois encore attendre un an...
.....- Et euh... Tu as en tête la date du mariage ?
.....- Ron... soupira Ginny. Combien de fois faudra-t-il te répéter que c'est le 11 août, le jour de mon anniversaire.
.....- Ah bon, c'est le 11 ton anniversaire ?
.....Il se prit un oreiller en pleine figure.
.....Les jours séparant les garçons de leur examen passèrent rapidement, ponctués par les visites de membres de l'Ordre, des jumeaux, de Charlie, et d'autres personnes, plus ou moins âgées, qui étaient en fait des nouvelles recrues de l'Ordre. Les jeunes assistaient aux réunions de l'Ordre de temps en temps, auxquelles ils se rendaient en balais, car le Terrier avait été, tout comme le 12, Square Grimmaurd, soumis aux mêmes sortilèges de protection que Poudlard. Maugrey avait enseigné au trio le sortilège de désillusion, pour qu'ils ne soient pas vus par des Moldus en chemin. C'est après une des réunions au QG que Harry eut ses premiers doutes.
.....Hermione venait des les rejoindre, accompagnées de ses parents, et après avoir refermé les rideaux devant le tableau de Mrs Black, les quatre jeunes montèrent à l'étage. Ron ne cessait de poser des questions à la jeune fille.
.....- Pourquoi tes parents sont là ? Ils font partie de l'Ordre ?
.....- Mais non, réfléchit un peu... Voldemort...
.....Ron fit un bond
.....- Tu t'es mise à prononcer son nom ? Mais...
.....- C'est notre ennemi, il est revenu... trancha-t-elle. On ne peut pas se permettre d'avoir peur, ça peut faire toute la différence.
.....- Tu... as raison...
.....- Je disais donc avant que tu ne me coupe, reprit-elle, que comme Voldemort est revenu et qu'il sait que nous sommes amis avec Harry, il risque de s'attaquer à nos familles. L'Ordre a décidé de protéger la mienne, et je leur en suis très reconnaissante.
.....Le silence revint, se faisant de plus en plus long, personne ne semblait vouloir le rompre, jusqu'à ce que...
.....- Kreattur ? s'étrangla Harry. Que fais tu ici !!
.....Le portrait de la mère de Sirius se remit à hurler, mais sa voix fut couverte par celle de Mrs Weasley :
.....- JE VOUS AI DEJA DIT CENT FOIS DE NE PAS CRIER !!!
.....Quand les cris cessèrent, Kreattur avait disparu.
.....- Je croyais qu'on ne pouvait pas transplaner ici ? s'étonna Harry.
.....- Bien sûr qu'on ne peut pas, répondit sèchement Hermione, mais c'est différent pour les elfes de maisons.
.....Harry s'imagina les elfes de Poudlard faire tous leurs déplacements à pied et sourit, c'était absurde, il aurait dû y penser plus tôt.
.....- Mais, je lui avait pourtant ordonné de ne pas quitter Poudlard... Il m'a...
.....- Tu en est certain ? le coupa son amie.
.....En y réfléchissant bien, Harry se rendit compte qu'il ne lui avait pas interdit d'en partir. De plus, Dobby n'avait il pas désobéit à un ordre de son maître plusieurs années auparavant ? Il pensa aux problèmes que pourrait engendrer une désobéissance de Kreattur. Peut être qu'il irait donner des informations secrètes à des Mangemorts... Harry chassa cette idée de sa tête, Dumbledore avait fait confiance à l'elfe, il en ferait de même.
.....Il ne se passa plus rien de particulier jusqu'à l'examen, Harry, Ginny et Ron passaient leur temps sur la colline à jouer au Quidditch et tous progressaient bien. Hermione, elle, était restée avec ses parents au Square Grimmaurd. Hedwige n'avait toujours pas réapparu et Harry devait utiliser Coquecigrue pour envoyer des hiboux à la jeune fille. Quelques heures avant le départ, pendant que le trio rentrait au Terrier, Ron tira Harry à l'écart.
.....- Euh, Harry, tu n'es plus avec Ginny ?
.....- Tu es très perspicace dis-moi...
.....- Tu veux en parler ?
.....- Non merci, ça ira, je préfère justement ne pas trop y penser...
.....Ron donna l'impression de laisser tomber puis revint à la charge.
.....- Et cette montre ? D'où elle vient ?
.....- Ah, c'est un secret, répondit Harry avec une pointe de mystère dans la voix. Un cadeau d'anniversaire reçut en avance.
.....Ginny, qui devait tout avoir entendu, rougit et accéléra le pas. Quand ils rentrèrent au Terrier, trois membres de l'Ordre leur dirent de prendre leur balai, puis les escortèrent en formation serrée jusqu'au lieu de rendez-vous, la Plaine Cinétique. Une bonne vingtaine d'élèves de Poudlard s'y trouvaient.
.....Quand il posèrent pied au sol, Harry eu un petit mouvement de recul, le sol vibrait. De toutes petites secousses, mais quand même impressionnantes. Ron lui jeta un coup d'oeil de travers puis le tira vers un groupe d'élèves de Gryffondor. Il parlèrent au début de leurs vacances, puis rapidement la conversation fut portée vers la rentrée. Harry et Ron ne dirent rien, se regardant tristement. Une demi-heure plus tard, un homme portant des vêtements de cuir très fournis en ceintures apparût près d'un groupe de fille, déclenchant des hurlements stridents chez ces dernières. Il demanda aux élèves de se mettre en ligne. Sa voix portait très bien et Harry pensa que si l'examinateur recourait au sortilège d'amplification, ses tympans ne survivraient pas bien longtemps.
.....- Bonjour jeunes gens. Je me nomme Cassius, mais mon nom ne vous servira pas, je vous demanderai de m'appeler « Instructeur », compris ?
.....Sa voix était cassante, Harry crut entendre Maugrey parler. La plupart des élèves semblaient décontenancés.
.....- Bon, le principe est simple, vous vous souvenez sûrement de vos premiers essais à Poudlard, je ne suis pas ici pour vous réapprendre la théorie ! Je vous laisse... disons vingt minutes pour vous entraîner à transplaner derrière la ligne.
.....Un élève de Serdaigle que Harry avait déjà croisé plusieurs fois à Poudlard fit un pas en avant.
.....- Quelle ligne, Instructeur ?
.....Harry n'en croyait pas ses oreilles, le jeune homme donnait l'impression de sortir tout droit d'une caserne. Cassius eut l'air d'apprécier la façon dont le jeune sorcier lui parla car il lui fit un sourire bienveillant.
.....- Tu as raison, je ne l'ai pas encore tracée...
.....Sur ce, il pointa sa baguette devant lui et traça une épaisse ligne rouge au sol à une centaine de mètres du groupe. Tous furent horrifiés de voir que la limite était si éloignée, et des murmures s'élevèrent du rang.
.....- Silence ! aboya Cassius. Entraînez-vous !
.....Les vingt minutes qui suivirent furent assez laborieuses pour la plupart des élèves, mais Harry et Ron avaient tout deux réussi plusieurs fois à transplaner derrière la ligne. Quand le temps fut écoulé, la voix de l'instructeur retentit.
.....- Reformez le rang !
.....Tous les élèves s'exécutèrent, dans le désordre le plus total. Quand chacun eut reprit sa place avec les autres, Cassius braya :
.....- Maintenant, nous allons augmenter la difficulté ! Vous avez droit à trois essais pour transplaner dans ce cercle !
.....Il traça un cercle rouge une cinquantaine de mètres derrière la ligne. Son diamètre parût ridicule aux yeux de Harry et il ne devait pas être le seul à le penser car une agitation parcourut le rang. L'instructeur fit comme s'il n'avait rien remarqué.
.....- La difficulté ne réside pas dans la distance du cercle mais dans le fait que la plaine va être soumise à de gros tremblements, le cercle est tracé sur une partie mobile de la plaine, il ne sera donc pas fixe. Quand j'appellerai votre nom, vous avancerez de trois pas et transplanerez ! Terry Boot !
.....Il avait fait partie de l'A.D. durant leur cinquième année, une sorte d'organisation où Harry donnait à d'autres élèves des cours de Défense Contre les Forces du Mal. Le Serdaigle s'avança et fixa le cercle. Soudain, le sol se mit à bouger, pas de petites secousses, mais de gros tremblements. La cible à atteindre se déplaça de plusieurs mètres vers la droite. Terry inspira profondément, puis disparût. Il atterrit à l'endroit exact où le cercle s'était trouvé quelques instants auparavant, mais ce dernier s'était déplacé une seconde fois avant que le jeune sorcier n'y apparaisse. Il revint en courant, et, essoufflé, tenta son deuxième essai. Cette fois-ci, le cercle ne bougea pas trop et le résultat fut concluant. Cassius hurla :
.....- Permis validé !
.....Plusieurs autres élèves furent appelés, le rang comptait de moins en moins d'élèves. La plupart de ceux qui avaient été appelés avaient obtenu leur permis. Le tour de Harry arriva finalement.
.....- Harry Potter !
.....Le garçon s'avança. Il fronça les sourcils, se concentra uniquement sur son point d'arrivée et vida son esprit de toute autre chose. Il disparût.

# Posté le jeudi 01 décembre 2005 13:01

Modifié le vendredi 16 décembre 2005 01:03